200 km de Mours

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200 km de Mours

Message  Lionel le Mar 8 Avr - 9:39

Un samedi bien printanier

Depuis 2007 nous sommes quelques-uns de l'US CERGY CYCLO à ne pas vouloir rater ce premier rendez-vous grande distance de l'année. Un Brevet Randonneurs Mondial c'est une philosophie diffèrente ou l'autonomie est avant tout privilégié, c'est ainsi, que sur le parcours, il n'y a pas de pas de ravitaillement, ni de fléchage. Seuls demeurent les points de contrôle pour pouvoir valider son brevet  
Cette année nous sommes huit à nous lancer dans l'aventure: Véronique, Dominique et Jean-Pierre Lalande, Jacques Jacquin Édouard Joseph et Éric en tandem (première participation) et moi-même.








L'atmosphère est très printanière à 6h30 et l'accueil du club de Mours toujours aussi agréable. À 7h au moment du départ il manque à l'appel Joseph et Éric, nous apprenons qu'ils ont eu un problème de voiture et qu'ils décident de venir de Cergy en tandem. Ils partiront finalement vers 8h45
Nous nous élançons dans la fraîcheur matinale vers le premier contrôle de Montdidier à 75 km. Rapidement Jacques et moi nous nous retrouvons devant en "éclaireurs", mais je décide de faire un peu de "striptease" (la douceur arrive) dans la forêt de Hez-Froidmont et d'attendre le groupe pour tenter quelques photos. Je ne peux résister "à shooter" les deux vélos couchés inscrits, dont un double, inscrit sur ce brevet. Arrive ensuite Jean-Pierre, Véro, Dominique et Édouard, ils ont l'air de très bonne humeur. C'est ensemble que nous arrivons à Montdidier vers 10h30, nous retrouvons Jacques et décidons de faire une pause-café dans un troquet Picard qui nous avait laissé un bon souvenir l'année passée. Le patron et quelques clients 100% Picard nous avait joué une scène du style "Bienvenue chez les Cht'is"


Direction Marseille en Beauvaisis, deuxième contrôle au km 125. Une longue ligne droite de 50 km sur le plateau de Picardie avec un vent latéral pas encore trop gênant. Le paysage a le charme de ces grands espaces vides, reposant et aussi désespérant à la fois. C'est dans ce contexte que l'on va chercher les ressources intérieures, alors on se raconte des histoires, on fait ses comptes et puis on finit par s'agacer de cette route sans interminable. Édouard, pour arriver plus vite, décide de jouer le solitaire à l'avant en accélérant l'allure. Nous ne le retrouverons qu'à Marseille en Beauvaisis vers 13h30. Pause déjeunée pour tout le monde sous un soleil généreux, mais nous savons que les vraies difficultés vont commencer avec un vent défavorable qui ne nous quittera plus pendant 80km et les collines du pays de Bray à franchir. Édouard tente une botte secrète: une boisson à base de houblon fortement dosé. Affaire à suivre!  

   
Départ vers 14h30, avec un paysage nettement plus varié, mais bien plus difficile. La fameuse côte de Lalandelle, bête noire d'Édouard se profile devant nous et le vent est franchement défavorable. Le groupe s'étire puis se regroupe et s'étire à nouveau. C'est ainsi pendant 40 km jusqu’à Chaumont en Vexin ou nous arrivons vers 16h30. Après avoir tamponné nos cartes à la boulangerie, nous partons nous désaltérer chez le fils de Véro, Remy, qui a eu l'excellente idée d'acheter une maison à cet endroit. Cette halte fait du bien, les organismes commencent à être un peu las et douloureux


Les 40 derniers km se font avec un vent contraire, plus personne ne joue l'éclaireur solitaire. Jean-Pierre roule avec une régularité de métronome, le groupe reste compact, l'allure est plus réduite. La fatigue a au moins cette vertu, elle favorise l'instinct grégaire et empêche le gaspillage d'énergie inutile. Nous sommes un peu dans notre jardin ici (surtout moi, nous allons passer à 3 km de mon domicile) des noms bien connus défilent, Fleury, Ivry le Temple, Hénonville: Édouard s'arrête! Douleurs importantes dans le bras droit et tendance irrésistible à rouler vers le bas-côté. Nous sommes tous inquiets, mais notre breton, fière et têtu continue, silencieux, avec son visage des mauvais jours, une seule idée compte pour lui: ne pas mettre pied à terre. Nous arrivons enfin vers 18h30 fourbus et marqués, mais heureux d'être à bon port.

Après une vingtaine de minutes, c'est au tour de Joseph et Éric de franchir la ligne d'arrivée. Ils ont vécu leur premier BRM d'une manière un peu particulière, devoir se débrouiller seul alors qu'il comptait sur notre expérience et surtout nos GPS pour la route ne fut pas si simple .Vous retrouverez leurs récit dans la deuxième partie.
Voilà, le groupe est au complet pour la photo finale avant de nous quitter avec le sentiment partagé d'une journée bien remplie


Encore merci au club de Mours pour l'organisation de ces brevets et toujours cet accueil simple et amical. Nous leur donnons rendez-vous en 2015 pour nos premiers brevets organisés à Cergy

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Le 200 km de Mours par Eric et Joseph

Message  Lionel le Mar 8 Avr - 9:50

Mon tout premier BRM en tandem

Il y a environ un mois de cela Éric MERLET, un remarquable pilote, m’avait proposé de réaliser en tandem le samedi 29 mars 2014 le brevet de randonneurs mondiaux (BRM) de 200 km, organisé par le Cyclo Club de Mours. J’avais bien sûr tout de suite accepté sa proposition. Je suis non-voyant et lorsqu’une personne vous offre de participer à un tel challenge, cela ne se refuse pas.
Pour moi, c’était la grande inconnue des BRM. Certes, j’avais déjà effectué de telle distance mais avec un parcours fléché, de nombreux ravitaillements et un déjeuner au programme. Pour les novices, un BRM c'est une randonnée cyclotouriste sans fléchage, sans provision où le maître-mot est l’autonomie avec bien sûr un délai horaire à respecter pour qu’il soit validé. On vous remet seulement une carte de route à faire tamponner aux divers endroits prévus ainsi qu’une feuille indiquant le parcours avec le nom des localités à traverser.


Comme convenu, ce samedi matin, après un réveil matinal, je suis prêt à 6 H et j’attends impatiemment sur le trottoir Eric venant de pontoise en voiture. Cependant, un quart d’heure plus tard, mauvaise nouvelle, je reçois un message d’Éric sur mon portable. Il m’annonce que son véhicule refuse de démarrer et me suggère, comme unique solution de secours,  de venir en vélo chez moi et aller en tandem jusqu’à Mours. Nous avions pourtant décidé de rouler avec les autres membres du club mais le rendez-vous était fixé à 7 H, dernier délai, à la maison des associations de cette ville, lieu d’inscription. J’ai donc du prévenir par téléphone plusieurs personnes du groupe afin qu’ils ne nous attendent pas. Cet état de fait nous pénalisait fortement compte tenu que la plupart d’entre eux avait intégré au préalable le parcours sur leur GPS, tant pis ! Nous enfourchons le tandem, après un peu plus de 20 km, nous voilà enfin arrivé à 7 H 30 à Mours et après nous être inscrits, nous partons un quart d’heure plus tard en compagnie d’un cyclotouriste de Marly-la-Ville prénommé Alberto. Celui-ci n’ayant aucune idée des contraintes des BRM, il comptait essentiellement sur nous pour lui indiquer le trajet à suivre.




A Mouy situé dans l’Oise, la mouise va continuer, nous étions déjà perdus, pas moyen de trouver Angy. Nous sommes embarqués sur une route à grande circulation, Eric sort une carte, sûrement du Val d’Oise,  qui ne permet pas de visualiser l’ensemble du parcours. Nous interpellons un cycliste qui nous signale de faire demi-tour et nous remet dans le droit chemin. Par la suite, n’étant pas très sûrs du trajet à effectuer, nous nous arrêtons quelquefois pour ne pas faire d’autres détours. Nous demandons souvent notre route en sollicitant des conducteurs de véhicule ou des locaux. Heureusement que pour l’instant cette partie du parcours est agréable, boisée et que le temps est au beau fixe. Un peu frais au petit matin mais ASSEZ RAPIDEMENT les rayons du soleil nous réchauffent.   Ce samedi est VRAIMENT par chance une très belle journée printanière. Par contre, nous ne sommes pas gâtés par le vent, hormis au tout début, mais la plupart du temps il nous a gêné durant ce brevet. Nous voici enfin à Montdidier dans la Somme, lieu du premier contrôle où nous faisons apposer un timbre humide sur notre carte dans une boulangerie. Nous en profitons aussi de cet arrêt pour nous restaurer. Quant à Alberto, venu sans préparation,  il achète de quoi s’alimenter. Nous redémarrons en direction de Marseille-en-Beauvaisis sur une grande route passante, avec comme seul décor, de vastes étendues de cultures dénuées d’intérêt. Ces paysages sont des clichés faisant aussi partie des « charmes » de la Picardie. Ces cinquante kilomètres m’ont paru absolument interminables. Arrivés dans la localité, nous étanchons notre soif et nous recevons le fameux tampon du cafetier sur la fiche cartonnée. Nous reprenons le tandem pour rejoindre Chaumont-en-Vexin, distant d’une quarantaine de kilomètres. Évidemment, avec déjà tout le chemin parcouru, cette distance ne paraît pas difficile mais détrompez-vous car elle était truffée de traquenards ! Ca monte, ça descend et puis ça recommence, tiens la Landelle, La petite Landelle, cela nous rappelle des souvenirs. En effet, il y a deux ans, le club avait organisé un pique-nique dans cette localité mi-juin. La forme est au rendez-vous, nous tournons bien les jambes, nous appuyons bien sur les pédales et pas de crampes à l’horizon. Il faut reconnaître que cette partie du parcours était très jolie, petites routes, endroits boisés. Nous arrivons à Chaumont-en-Vexin et Alberto se charge de faire tamponner nos cartes de route chez un coiffeur, premier commerce trouvé en ville. Nous nous retrouvons dans le Val d’Oise, sur des routes connues mais nous avons hâte d’en terminer. La fin EST un peu contraignante, la circulation devenant dense et la fatigue se faisant aussi sentir. Ouf ! Nous en avons fini, nous rejoignons Mours pour le dernier contrôle et la validation de notre brevet conclu en onze heures. Alberto nous remercie vivement de l’avoir effectué  ensemble sinon il serait reparti illico chez lui. Quelle surprise ! Nous voyons nos amis de l’U.S Cergy Cyclotourisme, arrivés un quart d’heure avant nous. Ils nous attendent pour faire des photographies de groupe permettant ainsi d’illustrer cet instant. Nous buvons rapidement une boisson puisqu’il nous reste à parcourir encore un peu plus de vingt kilomètres  en tandem afin de regagner Cergy.  Alors, nous nous activons pour rentrer au plus vite mais lorsque nous arrivons à la maison il fait déjà nuit noir et mon compteur, au demeurant un peu pessimiste, affiche 248 km. Record battu ! En effet, la dernière fois, en 2009, ce fut avec Jean-Marc que nous avions parcouru 240 km dans la journée.






Je remercie encore très chaleureusement Éric qui m’a permis de réaliser mon tout premier BRM. Il est vrai que tout avait mal commencé ce samedi matin mais malgré toutes ces péripéties au final, cela restera une expérience inoubliable ! J’ai trouvé à ce sujet, un proverbe autrichien qui résume bien notre aventure: « Une journée mal commencé, bonheur en fin de journée. »  
Je compte bien, si j’arrive à trouver un pilote motivé,  me fixer un nouveau défi l’an prochain. Et pourquoi ne pas réaliser le BRM de 300 km qui sera organisé par notre club à Cergy ?



Joseph AGRO

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